santé

Covid-19 : vaccination à Blois, mode d’emploi

Le centre de vaccination « grand public » du Blaisois a ouvert ses portes le 20 janvier sur le site de l’Espace Jorge-Semprun. La vaccination est de la responsabilité des personnels médicaux, le lieu est mis à disposition par la Ville.

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Ouverture d'un centre de vaccination Covid-19

Les services de l’État (pilote de la campagne) ont retenu une stratégie de vaccination en 3 phases.

  • Phase 1 (depuis janvier 2021). Les personnes concernées sont :
    • les personnes âgées résidant en établissement (par exemple Ehpad, USLD),
    • les personnes professionnelles y exerçant et présentant un risque élevé (âge supérieur à 50 ans, pathologies),
    • tous les personnes professionnelles de santé, y compris libérales, les pompiers et les aides-à-domicile de plus de 50 ans et/ou atteints de comorbidités,
    • les personnes en situation de handicap hébergées en établissement et les personnels y exerçant âgés de 50 ans et plus et/ou atteints de comorbidités,
    • depuis le 18 janvier sur le plan national (depuis le 20 janvier à Blois), les personnes âgées de plus de 75 ans et vivant à domicile ainsi que les personnes souffrant de pathologies à haut risque (sur ordonnance médicale) ;
  • phases 2 et 3 (à partir de mars 2021) :
    • phase 2 : les personnes âgées de 65 à 74 ans,
    • phase 3 : élargissement aux autres tranches de la population, susceptibles d’être infectées et non ciblées antérieurement :
      • les personnes âgées de 50 à 64 ans,
      • les personnes professionnelles des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique (sécurité, éducation, alimentaire),
      • les personnes vulnérables et précaires et les personnes professionnelles qui les prennent en charge,
      • les personnes vivant dans des hébergements confinés ou des lieux clos,
      • et enfin le reste de la population majeure.

Vous pouvez prendre rendez-vous :

  • par téléphone au 0 805 021 400 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h ;
  • ou en ligne sur www.sante.fr

Des créneaux de rendez-vous sont ouverts au fil de l’arrivée des doses de vaccin.

Le centre de vaccination est ouvert depuis le mercredi 20 janvier 2021 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.

Exceptionnellement, le centre est également ouvert le weekend des samedi 6 et dimanche 7 mars 2021.

Le centre de vaccination de Blois est installé à l’Espace Jorge-Semprun, 25 rue Jean-Baptiste-Charcot, 41000 Blois.

La ligne B du réseau Azalys (arrêt Genevoix) est à 200 m de l’Espace Jorge-Semprun.

Résago, le service de transport à la demande d’Azalys, a récemment ajouté l’Espace Jorge-Semprun aux points desservis. Si vous habitez dans l’agglomération et à plus de 500 m d’un arrêt des lignes A, B, C, D ou E, vous pouvez donc réserver un transport aller-retour entre votre domicile et le centre de vaccination, pour 2,50 €. En précisant que votre transport est lié à la vaccination Covid-19, vous serez prioritaire par rapport aux autres demandes.

On se présente à l’heure de son rendez-vous et le parcours s’effectue ensuite de la sorte :

  • accueil de la personne à vacciner par un infirmier ou une infirmière qui remplit ou aide la personne à remplir le questionnaire de santé, pour recueillir les principales informations médicales (âge, comorbidités éventuelles, antécédents d’allergie) ;
  • vérification des questionnaires de santé par un médecin qui vérifie l’aptitude à la vaccination et appose sa signature sur le document faisant ainsi office de prescription ;
  • le médecin effectue une consultation médicale avec le candidat ou la candidate à la vaccination uniquement en cas de doute lié au remplissage du questionnaire ;
  • vaccination par un infirmier ou une infirmière ;
  • saisie dans Vaccin-covid (logiciel dédié au suivi de la vaccination) ;
  • attente et observation après la vaccination, dans un espace dédié.

La vaccination est effectuée par un infirmier et une infirmière (un médecin est toujours présent sur site).

La vaccination permet de se protéger et de protéger les autres. Couplé avec les mesures barrières, le vaccin contribuera à maîtriser l’impact de l’épidémie de la Covid-19 sur le long terme.

La stratégie vaccinale mise en place doit permettre de remplir 3 objectifs de santé publique :

  1. faire baisser la mortalité et les formes graves de la maladie ;
  2. protéger le personnel soignant et le système de soins ;
  3. garantir la sécurité des vaccins et de la vaccination.

La stratégie vaccinale repose sur 3 principes :

  1. non-obligatoire ;
  2. gratuité ;
  3. haute sécurité.

Non le vaccin n’est pas obligatoire et aucune preuve de vaccination n’est exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination est obligatoire et est recueilli en amont de la vaccination.

Oui, il y a plusieurs centres de vaccination ouverts au grand public dans le Loir-et-Cher. Au trois février, la liste était la suivante :

  • Romorantin-Lanthenay (La Fabrique Normant, 2 avenue François-Mitterrand) ;
  • Vendôme (Le Minotaure, 8 rue César-de-Vendôme) ;
  • Saint-Aignan (centre hospitalier, 1301 rue de la Forêt) ;
  • Le Controis-en-Sologne (espace jeunesse, 8 rue de la Gare) ;
  • Saint-Georges-sur-Cher (dojo, 371 rue du Général-de-Gaulle) ;
  • Lamotte-Beuvron (institut médical de Sologne, 1 rue Cécile-Boucher) ;
  • Mondoubleau (maison de la Santé, 3 avenue de la Gare).

Source : liste des centres de vaccination Covid-19 en Loir-et-Cher (PDF · 133 Ko) (arrêté préfectoral 41-2021-02-004). Consultez le site web de la préfecture du département pour savoir si de nouveaux centres ont ouvert.

« Anticipation et concertation ». Tels sont les maîtres mots de la bonne marche du centre de vaccination de Blois, selon Alexandre Prinet, son directeur technique pour la Ville. De fait, l’organisation de la structure repose sur l’étroite collaboration de partenaires complémentaires dont la Ville. En premier lieu, c’est elle qui a mis à disposition l’Espace Jorge-Semprun, et qui, par l’intermédiaire de ses services, s’est chargée de l’aménagement intérieur des locaux, de l’installation du réseau informatique et de l’acheminement de tout le matériel utile dont elle pouvait disposer, ainsi que l’accueil du public et l’administration du lieu. Parallèlement, chacun des partenaires a mobilisé ses troupes : le Sdis (service départemental d’incendie et de secours), qui a désigné en son sein un « chef de centre », l’hôpital, en charge de la logistique vaccinale, la CPTS (communauté professionnelle territoriale de santé), qui gère les personnels médicaux. Nous avons été proactifs dans le sens où nous avons travaillé à l’organisation du centre avant même de recevoir les instructions de l’État, souligne Marie-Agnès Féret, adjointe au maire en charge de la Ville solidaire. Un accueil téléphonique a également été mis en place avant l’ouverture, et un important travail a été réalisé quant au paramétrage de l’interface Doctolib, qui gère les rendez-vous et que la collectivité est en charge d’administrer.

Une coordination exemplaire

Depuis l’ouverture du centre le 20 janvier, les différents partenaires impliqués travaillent main dans la main à son bon fonctionnement. Il faut souligner la coordination exemplaire qui existe entre les équipes de la collectivité, de la CPTS, de l’hôpital, du SDIS et des services d’ordre, note Marie-Agnès Féret. Chaque jour, la Ville dépêche sur le site un cadre administratif et, en permanence, trois à quatre agents chargés de l’accueil et de l’orientation du public. Ce sont également ses services qui assurent quotidiennement le nettoyage des locaux. La police municipale, en outre, est mobilisée pour intervenir en cas de difficulté. Ainsi, le bon déroulement des opérations est garanti par l’implication « transversale » de nombreux services de la Ville et, de manière générale, par la capacité des différentes parties prenantes à travailler de concert. L’activité du centre repose sur le nombre de doses du vaccin qui lui sont attribuées, ce qui ne dépend pas de nous, mais pour ce qui nous concerne, nous avons su mettre en place, avec nos partenaires, une organisation efficiente, réactive et adaptative, de sorte à offrir aux usagers le meilleur des services possible, conclut Marie-Agnès Féret.

Le centre est sous la supervision du service départemental d’incendie et de secours (Sdis).

La Ville, l’agence régionale de santé, la préfecture, la caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de Loir-et-Cher, le centre hospitalier Simone-Veil de Blois, le conseil départemental de l’Ordre des médecins, le conseil départemental de l’Ordre des infirmières et la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS La Salamandre), travaillent de concert pour permettre le fonctionnement de cet espace.

La Dr. Valérie Descarpentries en entretien.

Entretien avec Dr. Valérie Decarpentries, centre hospitalier de Blois

Médecin référent en infectiologie au centre hospitalier Simone-Veil de Blois, le docteur Valérie Descarpentries nous éclaire sur la manière dont fonctionne le vaccin, les particularités de la nouvelle technologie de l’ARN messager qu’il emploie, les éventuels effets secondaires qu’il peut entraîner et l’intérêt de sa généralisation.

Comment le vaccin fait-il barrière au virus ?

Dr Valérie Descarpentries : Le vaccin dont nous disposons utilise la technologie de l’ARN messager. C’est un procédé certes récent, mais qui a déjà été utilisé dans l’élaboration d’autres vaccins. Contrairement à la méthode traditionnelle, on n’injecte pas le virus en entier ou une partie de celui-ci dans l’organisme, mais seulement le code génétique de l’une de ses parties, bien choisie pour être représentative du virus. En l’occurrence, il s’agit de la protéine Spike, qui est présente à la surface du virus. Ainsi, il suffira à l’organisme de repérer cette partie du virus pour le reconnaître en entier.

La technologie de l’ARN messager est-elle dangereuse ?

Dr V. D. : Au contraire, c’est un processus sécurisant dans la mesure où on n’injecte pas le virus en entier, ni même un bout du virus, mais uniquement une partie de son code génétique. En somme, on donne à notre organisme la recette de la protéine.
Il la fabrique, puis l’identifie comme étant un corps étranger. Dès lors, le système immunitaire apprend à la reconnaître et à détruire les cellules qui en sont infectées. L’idée qu’on injecte du patrimoine génétique dans une cellule peut sembler déroutante, mais il n’y a aucune chance que celui-ci s’intègre dans l’organisme puisque, dès lors que la protéine est fabriquée, le code génétique est détruit.

Y a-t-il des effets secondaires avec ce type de vaccin ?

Dr V. D. : Tout d’abord, il faut savoir que, dans la mesure où l’on ne fabrique qu’un morceau du virus, le vaccin ne peut créer une infection Covid. Ensuite, le vaccin est un médicament. Or, tout médicament a potentiellement des effets secondaires. Ceux du vaccin dont nous disposons sont classiques : douleur au bras, maux de tête, courbatures, quelques frissons ou nausées, comme pour le vaccin de la grippe. Ces symptômes se déclenchent parce que le système immunitaire travaille. Ils peuvent être fréquents, mais ils ont peu de conséquences. Dans de rares cas, des réactions allergiques peuvent survenir, mais il en est ainsi de tous les vaccins. Celui-là n’est pas très différent des autres.

Pourquoi est-il important de se faire vacciner ?

Dr V. D. : Parce qu’il n’y a pas d’autre alternative. On sait que le vaccin protège de la maladie, mais on ne sait pas s’il empêche le virus de circuler. Nous devons attendre que suffisamment de personnes soient vaccinées pour observer un impact sur la circulation du virus et déterminer ainsi le nombre de personnes minimales à vacciner pour stopper cette circulation. Ainsi, si nous voulons nous en sortir, tout le monde doit y mettre du sien et participer à l’effort commun. On se vaccine pour soi, mais aussi pour les autres. La vaccination, c’est la bienveillance envers autrui. À toute époque, il y a eu de nouveaux vaccins. Les gens, heureusement, les ont utilisés. La peur du nouveau est naturelle, mais il faut savoir la dépasser. Nous devons faire les choses ensemble, pour pouvoir nous en sortir ensemble.

Page en partie issue d’un article écrit par Anne-Sophie Perraudin pour Blois mag 167 (mars 2021)

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